Faut pas croire. Quand on est pour la libération animale, ça fait mal.

On est conscient. On a choisi d’ouvrir notre coeur et de faire fonctionner notre cerveau dans l’optique d’aller plus loin, au delà de tout ce qu’on a pu nous apprendre, au delà des traditions, au delà des préjugés.
On apprends à réfléchir par nous même et ça fait mal.

Tous les jours, on est face à la part la plus sombre de l’humanité. Sans relâche, on se bat. Que ça soit contre les autres ou contre nous même.

Parce que c’est pas inné de penser que les animaux sont des êtres sensibles et qu’ils ont les mêmes droits que les autres. Parce qu’on ne se lève pas un matin en se disant “putain mais c’est vrai! Je vais changer!” Et hop c’est plié, on en parle plus.

La prise de conscience est douloureuse. Faire travailler son cerveau à l’inverse de ce qu’on a toujours appris est difficile. Vraiment. Supporter les horreurs au quotidien l’est encore plus, croyez moi. Et dans les pires moments, ça ressemble à une lente agonie.
On ne peut pas agir directement. On est pas des super héros. On ne peut pas libérer toutes ces pauvres bêtes torturées et vouées a la mort. Et ça nous torture nous.

Mais c’est le prix a payer. Je préfère être consciente qu’ignorante. L’ignorance est une tare. L’ignorance entraine la peur. Faire face est difficile mais nécessaire. Jamais je ne ferais marche arrière. Et si j’avais pu avoir cette prise de conscience avant, je l’aurais fait.

Je ne pourrais jamais m’excuser pour tous les animaux que j’ai tué. Je ne pourrais jamais me pardonner d’avoir causé tant de souffrance à des êtres qui n’avaient demandé qu’a vivre. Mais je peux tout arrêter. A mon niveau du moins.

Arrêtez de nous juger. Arrêtez vos préjugés débiles. Arrêtez de nous faire des blagues pourries (“oh allez, du poisson, c’est pas un animal et puis c’est con. Hahaha!”, “Oh regarde le saucisson, gruiii gruiiiii!”, “Et la carotte elle souffre pas?”, “Tu manges quoi du coup, des cailloux?” ).
Ayez un peu de respect. On est pas des machines. On souffre comme vous.

Sauf que nous c’est tous les jours.

Parce qu’on sait combien d’animaux sont tués chaque minute.
Parce que vivre dans ce monde insensible et devoir défendre un choix qui est plus que normal est malheureusement un parcours du combattant.
Parce que aussi abberant que ça nous paraisse, cautionner le meurtre de millions d’animaux, vous parait normal.

Parce qu’on voit ce que vous ne voulez pas voir.

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